Minéralité et salinité : l’empreinte sensorielle du quartz
C’est là que notre duo se complète. Hugo observe la construction du vin, la justesse de la tension acide/saline, tandis que Maëlle décrit ces sensations fugaces : fraîcheur ciselée, notes iodées effleurant la langue, éclats d’agrumes et de pierre mouillée. Les veines de quartz, en favorisant une extraction modérée, accentuent cette sensation de pureté. Les arômes de fleurs blanches, de citron vert, de poivre blanc ont cette netteté presque cristalline. Jamais caricaturaux, toujours vibrants, portés par une énergie discrète.
La salinité, dans nos vins atlantiques, ne vient pas du quartz à proprement parler mais de l’alchimie du sous-sol et des influences océaniques. Le quartz, par son inertie, canalise cette énergie salée, offrant un vin dont la finale est tendue mais aussi étonnamment caressante. Ce n’est pas une “minéralité” générique, mais une empreinte singulière, presque lumineuse.