Rencontres humaines et paroles de vignerons
Au fil de nos visites, les récits se font écho. Géraldine, sur le coteau de Batz, ramasse une poignée de sable mêlé de mica : "Ici, la vigne a soif, mais pas trop. Elle trouve toujours ce qu’il lui faut dans la roche, alors le vin ne crie jamais.” Un peu plus à l’ouest, sur la côte sauvage, Marc, face au ressac, n’attend pas la pluie : "Ici le vent fait tout. Même l’eau a du mal. Nos blancs claquent, c’est le granit qui parle, c’est la mer dans le verre.”
Ce sont ces anecdotes, ces gestes répétés saison après saison, qui permettent de saisir la singularité de chaque horizon minéral.