La brise atlantique : vecteur discret mais puissant de salinité
La presqu’île, langue de terre où l’océan vient caresser les marais, est soumise à un flux constant de vents venus du large. Le vent, ici, n’est pas un simple courant d’air : il porte en suspension des particules fines et salées arrachées à la crête des vagues. Ce phénomène, appelé aérosol marin, s’intensifie lors des tempêtes hivernales (source : Ocean & Climate Platform).
- Chaque année, entre 10 et 40 kg de sel par hectare retombent sur les terres proches du littoral atlantique en France (INRAE, étude sur la zone de Soulac-sur-Mer).
- Ces apports varient selon la force et l’orientation du vent, la distance à la mer et la topographie locale.
Au fil des saisons, cette brume saline s’imprègne dans la couche supérieure du sol, plus ou moins profondément selon la perméabilité et la texture des horizons pédologiques.